Kinshasa, 13 janvier 2026- Une déclaration de Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC/M23, a ravivé les débats politiques et sécuritaires en République démocratique du Congo. Devant la notabilité du Nord-Kivu, lundi à Goma, Nangaa a affirmé la présence de l’ancien président Joseph Kabila dans la ville.
« Nous avons un visiteur, le président Joseph Kabila est avec nous ici à Goma. Ceci est un signe de la paix retrouvée dans les territoires libérés », a-t-il déclaré, sans toutefois préciser l’origine du déplacement de l’ancien chef de l’État ni les circonstances exactes de sa présence dans cette zone sous contrôle rebelle.
Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement sensible.
Joseph Kabila, ancien président de la République, a récemment été condamné à mort par contumace par la justice congolaise. Il est notamment accusé de complicité et de soutien à la rébellion armée menée par Corneille Nangaa, des accusations que l’intéressé n’a pas publiquement commentées à ce stade.
La sortie de Nangaa est perçue par plusieurs observateurs comme une manœuvre politique à forte portée symbolique, susceptible de renforcer la thèse d’une proximité entre l’ancien régime et les mouvements rebelles opérant dans l’Est du pays.
