Kinshasa, 14 janvier 2026- Le débat autour d’un éventuel dialogue politique en Angola continue d’alimenter de vives tensions sur la scène politique congolaise. Des déclarations attribuées au président de la République, Félix Tshisekedi, ont suscité une réaction immédiate de l’opposition, qui dénonce une version des faits jugée mensongère et dangereuse pour l’avenir du pays.
Selon un acteur politique de l’opposition sous anonymat, le chef de l’État aurait affirmé que ce sont Corneille Nangaa, Moïse Katumbi et l’ancien président Joseph Kabila qui se seraient rendus en Angola pour solliciter un dialogue. « Cette version des faits est très fausse », tranche la source du journaliste Stanis Bujakera estimant que le président Tshisekedi tente de renverser la responsabilité politique d’une initiative de dialogue qu’il rejette pourtant publiquement.
Dans le même temps, Félix Tshisekedi maintient une ligne dure, affirmant que la seule issue possible à la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo demeure la solution militaire.
Une position vivement critiquée par plusieurs acteurs politiques et observateurs, alors que les populations civiles continuent de payer un lourd tribut aux violences armées. « Pendant que les Congolais de l’est souffrent et meurent chaque jour, le président persiste à rejeter toute idée de dialogue politique. Pour beaucoup, ce choix apparaît dangereux et irresponsable », ajoute la même source relayée par le journaliste Stanis Bujakera.
Lundi, une source proche de la présidence avait pourtant tenu à clarifier la position officielle, affirmant que Félix Tshisekedi n’était à l’initiative d’aucun dialogue en Angola.
Cette mise au point vise à contredire certaines déclarations de figures de l’opposition, notamment Seth Kikuni et d’autres, qui soutiennent que le chef de l’État aurait, dans un revirement stratégique, commencé à réclamer un dialogue via Luanda.
Selon les informations relayées par le journaliste Stanis Bujakera, ces éléments renforcent l’idée d’un profond désaccord narratif entre le pouvoir et ses opposants sur la question du dialogue politique et de la médiation angolaise.
Alors que les initiatives diplomatiques régionales se multiplient, cette bataille de versions illustre la polarisation extrême du débat politique congolais et l’absence de consensus sur la voie à suivre pour mettre fin à la crise persistante dans l’est du pays.
