Kinshasa, 14 janvier 2026- Mardi 13 janvier, Kinshasa a accueilli son premier échange intergénérationnel, au cours duquel le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, est revenu sur l’accord de paix conclu entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, ratifié par les présidents des deux nations le 4 décembre dernier.
Abordant le thème « Processus de Doha et de Washington : vers une paix durable ? Analyse des rapports de force et des acteurs clés », Patrick Muyaya a insisté sur le fait que cet accord n’implique aucune cession de territoire au profit du Rwanda. Il a affirmé avec fermeté que les « lignes rouges » de la RDC ont été respectées. « Aucun centimètre carré de notre territoire ne sera cédé », a-t-il souligné.
Le ministre de la Communication et des médias a également pointé du doigt le rôle du Rwanda dans le soutien aux groupes armés actifs dans l’Est du pays, tels que le FDLR et le M23. Selon lui, ces mouvements ne pourraient progresser sans la complicité de certaines forces rwandaises et la trahison de Congolais. Il a tenu à rejeter toute accusation visant un prétendu discours de haine au sein de la société congolaise.
Concernant le processus de Doha, Patrick Muyaya a rappelé la signature d’une déclaration de principes et l’identification de huit problématiques prioritaires, parmi lesquelles figurent le cessez-le-feu et l’échange de prisonniers. Il a précisé que tous les textes sont publics et qu’aucun accord issu de Doha ou de Washington n’est tenu secret. Le ministre a appelé à une mobilisation collective et durable pour mettre fin aux conflits dans l’Est du pays.
Cette rencontre a réuni plusieurs personnalités politiques et économiques, dont le vice-premier ministre du Budget, Daniel Mukoko Samba, le secrétaire général d’Ebuteli, Fred Bauma, ainsi que le directeur général de Glorhis Multiservices SARL, Don Mbuyi, autour des jeunes participants.
