Kinshasa, 18 Janvier 2026- L’arrestation d’Aubin Minaku, cadre influent du Front commun pour le Congo (FCC), continue de susciter de vives réactions sur la scène politique congolaise.
Dans une déclaration ferme faite ce dimanche dans la matinée, Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a vivement critiqué ce qu’il qualifie de dérive autoritaire du pouvoir en place.
« Le régime s’est décidément inscrit dans le maintenant de la crise et a opté pour la stratégie de la terreur et des otages. Où est la démocratie ? Où est l’État de droit ? Est-ce ça la forme du dialogue au goût du régime ? Halte à ces méthodes rétrogrades d’une autre époque », a-t-il déclaré.
Pour l’opposition, cette arrestation s’inscrirait dans une série d’actions visant à réduire l’espace démocratique et à intimider les acteurs politiques critiques du gouvernement.
Ferdinand Kambere estime que le recours à des méthodes coercitives fragilise davantage le climat politique déjà tendu et compromet toute perspective de dialogue inclusif.
Du côté des autorités, aucune communication détaillée n’a encore été rendue publique pour préciser les motifs exacts de l’interpellation, alimentant ainsi les interrogations et les spéculations.
Alors que le pays traverse une période politique sensible, plusieurs observateurs estiment que la gestion de ce dossier pourrait constituer un test majeur pour l’État de droit en République démocratique du Congo, ainsi que pour la crédibilité des institutions chargées de garantir la justice et les libertés publiques.
