Kinshasa,29 janvier 2026- Cinq (5) personnes ont perdu la vie, majoritairement des femmes, et plus de onze (11) autres ont été grièvement blessées à la suite d’engins explosifs lancés jeudi 29 janvier sur le marché de Sange, en territoire d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.
L’attaque a été attribuée à l’armée rwandaise et aux rebelles du M23-AFC, selon un communiqué officiel du gouvernement provincial.
D’après les autorités provinciales, ces engins ont été délibérément dirigés contre une zone civile fortement fréquentée, provoquant une scène de panique et de désolation au sein de ce marché populaire, lieu de subsistance pour des centaines de familles.
Dans son communiqué, le gouvernement du Sud-Kivu a fermement condamné ce qu’il qualifie de « massacre », dénonçant une violence ciblée contre des populations civiles sans défense.
« Ce massacre s’inscrit dans une série de violences systématiques et coordonnées contre des populations civiles innocentes, dans l’est de la République démocratique du Congo, perpétrées par le Rwanda depuis plus de trois décennies, constituant ainsi des crimes contre l’humanité », peut-on lire dans le document.
Les autorités provinciales estiment que cette attaque constitue une violation flagrante du droit international humanitaire, notamment des Conventions de Genève et de leurs protocoles additionnels. Selon le communiqué, l’acte reproché répond aux critères juridiques d’un crime de guerre, en raison de son caractère intentionnel et de la cible civile visée.
« Ce crime constitue une attaque délibérée dirigée contre des civils ne prenant aucune part aux hostilités. Par sa nature, sa gravité et son mode opératoire, cet acte relève de la qualification de crime de guerre au sens du droit pénal international », précise le document.
Face à cette nouvelle tragédie, le gouvernement provincial appelle la communauté nationale et internationale à prendre des mesures urgentes pour protéger les populations civiles et mettre fin à l’impunité des auteurs de ces violences répétées dans l’Est du pays.
Pendant ce temps, les victimes blessées ont été acheminées dans des structures sanitaires locales, tandis que la population de Sange reste plongée dans la peur et l’incertitude, redoutant de nouvelles attaques dans une région déjà fortement éprouvée par l’insécurité persistante.
