Kinshasa, 11 février 2026- En marge du forum international Mining Indaba, tenu au Cap en Afrique du Sud, le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a clarifié la position de la République démocratique du Congo sur son partenariat minier récemment engagé avec les États-Unis.
Dans une interview accordée ce mercredi à Reuters, le ministre estimr que l’accord signé en décembre dernier entre Kinshasa et Washington n’est, pour l’instant, qu’un cadre général de discussion. Le gouvernement congolais attend désormais des retombées tangibles.
« Si cette coopération ne débouche pas sur des projets réels, la RDC se tournera vers d’autres partenaires », a déclaré le ministre insistant sur le fait que plusieurs options restent ouvertes pour le pays.
La RDC, considérée comme l’un des géants mondiaux des minerais stratégiques tels que le cobalt, le cuivre et le lithium, occupe une place centrale dans la transition énergétique mondiale.
Ces ressources sont essentielles notamment pour les batteries de véhicules électriques, les industries de défense et les infrastructures numériques.
Dans un contexte marqué par une compétition accrue entre grandes puissances, notamment entre les États-Unis et la Chine, Louis Watum Kabamba a tenu à rappeler que Kinshasa ne souhaite pas être entraînée dans une logique de rivalité géopolitique.
« La RDC doit jouer son propre jeu », a-t-il affirmé, soulignant que les priorités nationales restent le développement économique, la lutte contre la pauvreté et l’investissement dans la jeunesse.
Le ministre a également précisé que le potentiel minier du pays demeure largement sous-exploité, avec moins de 10 % des ressources actuellement valorisées. Plusieurs grandes compagnies internationales, occidentales et chinoises, opèrent déjà sur le territoire congolais.
En réaffirmant que « rien ne sera vendu gratuitement », Kinshasa veut désormais s’assurer que toute coopération minière se traduise par des bénéfices concrets pour la population et par un véritable partenariat gagnant-gagnant.
