Kinshasa, 20 février 2026- La Gécamines a signé un nouvel accord avec le géant minier Glencore portant sur la production et la commercialisation de plus de 200 000 tonnes de cuivre issues de la mine de Kamoto, située près de Kolwezi.
Sur ce volume, 110 000 tonnes reviendront à la Gécamines, qui s’engage à les exporter principalement vers les États-Unis.
Cet accord s’inscrit dans la dynamique du partenariat stratégique récemment conclu entre Kinshasa et Washington sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi.
Kinshasa y voit une volonté claire de renforcer la coopération économique autour des minerais critiques, dont le cuivre, devenu essentiel dans la transition énergétique mondiale. il s’agit également une manière de sécuriser des débouchés stables, d’augmenter ses recettes d’exportation et de consolider sa place dans les chaînes d’approvisionnement internationales.
Par ailleurs, cet accord est aussi perçu par certains observateurs comme s’inscrivant dans une logique plus large souvent résumée par l’expression « minerais contre la paix ».
L’idée sous-jacente est que le renforcement du partenariat économique avec Washington pourrait s’accompagner d’un soutien diplomatique et sécuritaire accru en faveur de la stabilité dans l’Est de la RDC, région longtemps marquée par l’insécurité et les groupes armés.
Sans être formulée officiellement en ces termes, cette lecture souligne que les enjeux miniers et sécuritaires demeurent étroitement liés dans le contexte congolais.
Ainsi, au-delà des chiffres et des volumes annoncés, l’accord entre la Gécamines et Glencore, adossé au rapprochement Kinshasa–Washington, revêt une dimension à la fois économique, géopolitique et sécuritaire pour la République démocratique du Congo.
