Kinshasa, 17 avril 2026- La Fédération de Karaté-Do du Congo (FEKACO) traverse une nouvelle phase de tension institutionnelle, alors que les ligues provinciales durcissent le ton face à la direction actuelle de l’instance sportive.
Dans un contexte marqué par des contestations persistantes liées à la gouvernance fédérale, les responsables provinciaux estiment que la crise trouve son origine dans les décisions controversées prises depuis l’élection de Claude Tshisekedi à la tête de la fédération, suivie de la suspension jugée illégale du président Fredy L’A Kombo.
Réunis en session extraordinaire le 14 avril 2026, les présidents des ligues provinciales ont réitéré leurs critiques à l’endroit de la gestion fédérale, qu’ils accusent de s’éloigner des textes statutaires et des décisions judiciaires rendues en faveur de la réhabilitation de l’ancien président. À travers une déclaration rendue publique à Kinshasa, ils dénoncent une succession d’assemblées générales considérées comme irrégulières, notamment celles tenues en décembre 2025 et en avril 2026.
Selon Paul Oger Mbayo, président de la ligue du Haut-Katanga et porte-parole circonstanciel des ligues provinciales, ces initiatives auraient contribué à installer un climat de confusion et de division au sein de la fédération.
Il affirme que ces réunions ne reposent sur aucune base légale et participent à l’enlisement de la crise.
Les ligues provinciales insistent également sur le non-respect des décisions de justice, rappelant que la suspension de Fredy L’A Kombo a été annulée par les juridictions compétentes, une décision confirmée en appel. Elles estiment que toute gouvernance fondée sur cet acte suspendu perd sa légitimité et fragilise davantage l’autorité fédérale.
Au-delà des aspects juridiques, les responsables provinciaux évoquent un bicéphalisme persistant qui, selon eux, compromet la stabilité du karaté congolais et nuit à son rayonnement sur la scène internationale.
Ils dénoncent également des pratiques qu’ils assimilent à des manœuvres d’influence visant à imposer une orientation administrative en dehors du cadre légal.
Face à cette situation, les ligues provinciales appellent les autorités politiques, judiciaires et sportives à intervenir afin de restaurer l’ordre institutionnel et de garantir le respect des textes régissant la FEKACO. Elles exhortent par ailleurs les partenaires et sponsors à la prudence, estimant que tout soutien à des structures contestées pourrait aggraver la crise.
Alors que le comité fédéral continue de défendre la légitimité de sa gouvernance et son attachement aux textes, la fracture au sein de la FEKACO semble s’élargir, laissant planer de nouvelles incertitudes sur l’avenir de la discipline en République démocratique du Congo.
