Kinshasa, 12 mai 2026-Des témoignages relayés depuis le village de Lomera, situé dans le groupement de Luhihi en province du Sud-Kivu, font état de graves accusations visant des éléments du mouvement armé AFC/M23. Ces allégations concernent des disparitions et des exécutions présumées de civils dans une zone minière désormais inaccessible à la population locale.
Selon plusieurs sources locales, des habitants auraient tenté d’accéder clandestinement à un site d’exploitation minière artisanale, considéré par de nombreuses familles comme une source essentielle de revenus. Toujours d’après ces témoignages, certaines personnes auraient été appréhendées puis auraient perdu la vie dans des circonstances extrêmement préoccupantes, ce que les sources qualifient de violences graves.
Un proche d’une des victimes affirme que plusieurs dizaines de personnes seraient concernées par ces événements récents. Des familles disent être sans nouvelles de leurs proches et poursuivent des recherches dans les environs du site minier, dans un climat d’inquiétude grandissante.
Une victime aurait été identifiée par ses proches dans la zone, mais la restitution du corps pour les obsèques aurait été refusée, selon les mêmes sources familiales. D’autres témoignages évoquent des faits similaires survenus auparavant, alimentant les craintes d’un bilan plus lourd.
Dans la zone de Lomera et du groupement de Luhihi, la présence armée et les restrictions d’accès aux sites miniers artisanaux continuent de provoquer des tensions entre populations locales et forces présentes sur le terrain. Plusieurs habitants affirment se rendre discrètement dans ces zones malgré les interdictions, en quête de moyens de subsistance.
Ces accusations interviennent dans un contexte sécuritaire déjà fragile à l’Est de la République démocratique du Congo, où les organisations de défense des droits humains alertent régulièrement sur les risques d’abus contre les civils dans les zones sous contrôle de groupes armés.
Les informations restent toutefois basées sur des témoignages locaux non encore confirmés de manière indépendante. Aucune réaction officielle détaillée n’a été rendue publique au moment de la diffusion de ces allégations.
