Kinshasa, 19 mai 2026- Le gouvernement américain a relevé, ce mardi, son niveau d’alerte aux voyages à destination de plusieurs pays d’Afrique de l’Est et centrale en raison de la progression de l’épidémie d’Ebola.
Dans une mise à jour publiée par le Département d’État américain, la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et l’Ouganda ont été placés au niveau 4, correspondant à la recommandation maximale « Ne pas voyager ».
Le Rwanda a, pour sa part, été classé au niveau 3, soit « Reconsidérer le voyage », en raison des risques sanitaires liés à la circulation du virus dans la région des Grands Lacs.
Washington exhorte ainsi ses ressortissants à renoncer à tout déplacement vers les trois premiers pays « quel qu’en soit le motif », évoquant les risques liés à la résurgence de la maladie à virus Ebola.
Cette décision intervient alors que la République démocratique du Congo fait face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola officiellement déclarée par le ministère de la Santé publique.
L’épicentre de cette flambée se situe dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays, avant une extension signalée au Nord-Kivu.
Selon le dernier bilan communiqué par Roger Kamba, les autorités sanitaires congolaises ont déjà recensé 513 cas suspects et 131 décès suspects dans les zones affectées, même si les investigations se poursuivent afin de confirmer les cas directement liés au virus Ebola.
Les analyses effectuées par Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) ont confirmé qu’il s’agit de la souche Bundibugyo, une variante du virus Ebola déjà identifiée dans la région par le passé.
La RDC demeure l’un des pays les plus confrontés aux épidémies d’Ebola sur le continent africain. Depuis la découverte du virus en 1976 près de la rivière Ebola, dans l’ancienne province de l’Équateur, le pays a connu plusieurs flambées meurtrières, dont certaines ont mobilisé d’importants dispositifs sanitaires nationaux et internationaux.
La précédente grande épidémie enregistrée dans l’est du pays entre 2018 et 2020, principalement au Nord-Kivu et en Ituri, avait causé plus de 2 000 décès et constitué l’une des crises sanitaires les plus graves de l’histoire récente de la RDC.
Face à la situation actuelle, les autorités congolaises, avec l’appui de Organisation mondiale de la santé, poursuivent le déploiement des équipes médicales et le renforcement des mesures de surveillance afin de limiter la propagation du virus dans la région.
