Kinshasa, 30 mai 2026-Face à la recrudescence de l’épidémie de la maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo qui touche actuellement la République démocratique du Congo et l’Ouganda, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié, le 28 mai dernier, de nouvelles recommandations visant à orienter la prise en charge des patients et à accélérer la recherche de solutions préventives. Dans son avis, l’OMS souligne qu’aucun traitement ni vaccin n’est actuellement homologué spécifiquement contre le virus Ebola Bundibugyo.
Toutefois, les groupes d’experts réunis par l’organisation ont identifié plusieurs produits prometteurs devant être évalués dans le cadre d’essais cliniques. Parmi les traitements prioritaires figurent les anticorps monoclonaux MBP134 et Maftivimab, ainsi que l’antiviral remdésivir.
Les experts estiment que ces produits pourraient contribuer à améliorer les chances de survie des patients infectés, notamment lorsqu’ils sont administrés précocement ou combinés dans certaines approches thérapeutiques.
Pour la prévention après exposition au virus, l’OMS recommande l’évaluation de l’antiviral oral obeldésivir, considéré comme un candidat potentiel pour réduire le risque de développer la maladie chez les personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.
Sur le volet vaccinal, deux candidats vaccins sont actuellement en développement. Le premier, baptisé rVSV Bundibugyo et développé par l’International AIDS Vaccine Initiative (IAVI), pourrait être disponible dans un délai de sept à neuf mois. Le second, le vaccin ChAdOx1 Bundibugyo développé par l’Université d’Oxford en partenariat avec le Serum Institute of India, pourrait être prêt dans les deux à trois prochains mois, sous réserve de résultats complémentaires issus des études animales en cours.
L’OMS a également déconseillé l’utilisation en dehors des essais cliniques du vaccin Ervebo, seul vaccin actuellement homologué contre Ebola.
Selon l’organisation, son efficacité contre la souche Bundibugyo n’a pas encore été démontrée de manière scientifique.
Ces nouvelles recommandations interviennent alors que les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour contenir la propagation du virus.
Dans son bulletin publié ce samedi, le ministère congolais de la Santé a toutefois fait état d’une évolution encourageante de la situation en Ituri, principal foyer de l’épidémie. Selon les autorités, environ 70 % des personnes atteintes de la maladie à virus Ebola sont désormais guéries, un taux qui témoigne de l’efficacité des mesures de prise en charge mises en œuvre sur le terrain.
Les autorités sanitaires congolaises, avec l’appui de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux, continuent de renforcer la surveillance épidémiologique, la recherche des contacts et la sensibilisation des communautés afin de freiner la transmission du virus et d’éviter une propagation plus large dans la région.
