Kinshasa 1er juin 2026- Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a condamné avec la plus grande fermeté le massacre perpétré dans le quartier Ngadi, au nord de la ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, où quinze civils et un militaire ont été tués lors d’une attaque attribuée aux terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF), affiliés à l’État islamique.
Dans un communiqué officiel, les autorités congolaises ont dénoncé un acte de barbarie visant des populations civiles sans défense et ont réaffirmé leur détermination à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme dans l’Est du pays.
Cette condamnation intervient au lendemain d’informations faisant état d’une attaque meurtrière contre un campement situé à Ngadi. Les premiers bilans faisaient état de six morts, parmi lesquels figurait le comédien Shukurani Nzanzu Mangese, personnalité connue dans le milieu culturel de Beni. Les nouvelles données communiquées par les autorités font désormais état d’un bilan plus lourd de seize personnes tuées, dont quinze civils et un militaire.
Selon le Gouvernement, cette attaque illustre une fois de plus la menace persistante que représentent les ADF pour les populations de la région de Beni malgré les opérations militaires en cours menées par les Forces armées de la RDC (FARDC) et leurs partenaires.
Les autorités ont présenté leurs condoléances aux familles endeuillées et exprimé leur solidarité envers les habitants de Beni, régulièrement confrontés aux violences des groupes armés. Elles ont également assuré que les efforts se poursuivront pour neutraliser les auteurs de ces exactions et restaurer durablement la sécurité dans les zones affectées.
Cette nouvelle tragédie ravive les préoccupations sur la situation sécuritaire dans le territoire de Beni, théâtre de nombreuses attaques meurtrières attribuées aux ADF depuis plusieurs années.
