Kinshasa, 6 juin 2026- L’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo continue de susciter de vives inquiétudes en République démocratique du Congo. Selon le dernier rapport de situation publié le 5 juin 2026 par l’Institut National de Santé Publique (INSP), le pays totalise désormais 452 cas confirmés, dont 82 décès, soit un taux de létalité estimé à 18,1 %.
Les données les plus récentes révèlent une accélération de la transmission avec 71 nouveaux cas confirmés enregistrés en seulement 24 heures. La province de l’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie, concentrant à elle seule près de 94 % des cas cumulés.
Toutefois, plusieurs zones du Nord-Kivu, notamment Katwa, Beni et Butembo, continuent également d’enregistrer des cas actifs, alimentant les craintes d’une propagation plus large.
Malgré les efforts déployés par les autorités sanitaires et leurs partenaires, le suivi des contacts reste insuffisant.
Le taux actuel n’atteint que 57,8 %, un niveau jugé largement inférieur aux standards nécessaires pour interrompre efficacement les chaînes de transmission du virus. Le bilan des guérisons demeure également faible.
À ce jour, seuls huit patients ont officiellement été déclarés guéris, alors que les équipes médicales poursuivent la prise en charge des personnes infectées dans les centres spécialisés.
Face à cette situation, les autorités sanitaires soulignent que la riposte continue de se heurter à plusieurs obstacles majeurs.
Parmi eux figurent la résistance de certaines communautés, la circulation persistante de rumeurs et de fausses informations, ainsi que la réticence de certaines familles à accepter les prélèvements post-mortem, pourtant essentiels pour confirmer les cas et limiter la propagation de la maladie.
Les équipes de riposte poursuivent les activités de sensibilisation, de surveillance épidémiologique et de prise en charge médicale afin de contenir l’épidémie. Les autorités appellent la population à collaborer avec les professionnels de santé et à respecter les mesures de prévention pour éviter une aggravation de la situation sanitaire.
