Kinshasa, 3 juin 2026- Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a estimé mercredi soir que l’opération « ville morte » décrétée par une partie de l’opposition à Kinshasa n’avait pas atteint ses objectifs, affirmant que les activités ont globalement continué dans la capitale congolaise malgré le mot d’ordre de paralysie.
S’exprimant à l’issue de cette journée marquée par des tensions politiques autour du débat sur une éventuelle révision constitutionnelle, Augustin Kabuya a soutenu que la circulation et plusieurs activités économiques sont demeurées actives dans différents quartiers de Kinshasa. Selon lui, les initiateurs de cette action avaient misé sur la baisse habituelle de l’affluence dans les rues en raison des examens de fin d’études primaires organisés dans plusieurs établissements scolaires.
« Qu’on ne vous trompe pas. Ils avaient fait leurs calculs en tenant compte de l’absence des écoliers dans les établissements scolaires, sachant que cela réduit naturellement l’affluence sur les routes. Plusieurs écoles servent actuellement de centres d’examen pour la fin du primaire, mais malgré cette situation, leur mot d’ordre a échoué », a déclaré le secrétaire général de l’UDPS.
Pour le parti présidentiel, la mobilisation annoncée par l’opposition n’a pas produit les effets escomptés. Augustin Kabuya a également réaffirmé le soutien de sa formation politique à toutes les initiatives visant à accompagner l’action du Président de la République, Félix Tshisekedi.
« Nous, à l’UDPS, nous soutiendrons désormais toute initiative prise en faveur du Chef de l’État, quel qu’en soit l’auteur, qu’il s’agisse de la société civile, d’un acteur politique ou d’un responsable religieux. Ceux qui avaient appelé à cette action doivent aujourd’hui assumer leur échec et en répondre devant ceux qui les ont soutenus », a-t-il ajouté.
Cette journée « ville morte » avait été annoncée par plusieurs figures et plateformes de l’opposition, notamment la coalition C64 et l’Alliance pour le Changement (A.Ch), dans le but de protester contre le processus de réforme constitutionnelle et la proposition de loi sur l’organisation du référendum.
À la veille de cette mobilisation, les autorités provinciales de Kinshasa avaient appelé la population à poursuivre normalement ses activités et renforcé le dispositif sécuritaire afin de prévenir tout trouble à l’ordre public. Le gouvernement avait également averti les agents de l’État contre toute absence injustifiée dans les services publics.
Si le pouvoir évoque un échec de l’opération, l’opposition n’avait pas encore publié, mercredi soir, une évaluation officielle et détaillée de l’impact de cette journée de protestation dans la capitale congolaise.
