Lubumbashi, 4 juin 2026- La déclaration de quelques cadres de l’Alliance pour la rupture et le développement (ARDEV) retirant leur confiance à Jacques Kyabula Katwe continue de susciter des réactions au sein de la famille politique de l’ancien gouverneur du Haut-Katanga.
Des proches de Jacques Kyabula estiment que cette initiative ne reflète pas la position de la majorité des militants et cadres du parti. Selon eux, les auteurs de cette démarche seraient instrumentalisés par certaines forces politiques locales dans le but de prendre le contrôle de l’ARDEV à l’approche de l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de province.
Ces mêmes sources affirment que la décision de Jacques Kyabula de quitter ses fonctions de gouverneur ne saurait constituer un motif valable pour remettre en cause son leadership à la tête du parti.
Elles soutiennent que l’ARDEV demeure structurée autour de sa vision politique et de son engagement en faveur du développement du Haut-Katanga.
Les partisans de l’ancien gouverneur dénoncent également ce qu’ils qualifient de « tentative de déstabilisation » motivée par des intérêts personnels liés à la future recomposition des institutions provinciales. Ils estiment que la convocation prochaine de l’électorat pour l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur contrarie les ambitions de certains acteurs qui espéraient prolonger leur influence au sein des structures provinciales.
Pour ces cadres, les militants de l’ARDEV sont appelés à rester vigilants face à ce qu’ils considèrent comme une crise artificiellement entretenue.
Ils réaffirment leur fidélité à Jacques Kyabula Katwe et se disent convaincus que le parti sortira renforcé de cette période de turbulences.
