Kinshasa, 3 juin 2026.- L’opposition congolaise réunie au sein de la plateforme C64 revendique le succès de la journée « ville morte » organisée ce mercredi à Kinshasa pour protester contre un éventuel projet de changement de la Constitution.
Quelques heures après cette mobilisation, plusieurs responsables de l’opposition ont salué ce qu’ils considèrent comme une forte adhésion de la population à leur appel. Sur les réseaux sociaux, Delly Sesanga Hipungu, l’une des figures de proue du C64, a publié un message au ton triomphal : « À mains nues, nous l’avons plaqué au sol. »
Une déclaration qui traduit la lecture faite par l’opposition de cette journée de protestation. Pour les organisateurs, la faible affluence observée dans certains secteurs de la capitale et le ralentissement de plusieurs activités constituent un signal fort adressé aux autorités sur la question du changement constitutionnel.
La plateforme C64 estime que cette mobilisation démontre l’attachement d’une partie de la population au respect de la Constitution actuelle et son opposition à toute réforme susceptible, selon elle, de remettre en cause les équilibres institutionnels du pays.
De leur côté, les autorités ont maintenu un important dispositif sécuritaire dans plusieurs communes de Kinshasa afin de prévenir tout trouble à l’ordre public. La police et l’armée ont notamment été déployées sur certains axes stratégiques de la capitale tout au long de la journée.
Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par des débats de plus en plus vifs autour de l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo. Alors que l’opposition présente cette journée comme une démonstration de force populaire, les partisans des réformes constitutionnelles continuent de défendre la nécessité d’un débat démocratique sur l’évolution des institutions.
La portée réelle de cette journée ville morte et ses conséquences sur le débat politique national devraient continuer à alimenter les discussions dans les prochains jours.
