Kinshasa, 12 juin 2026- Le président de l’ASADHO, Jean-Claude Katende, a vivement réagi aux violences survenues lors du sit-in organisé ce vendredi à Kinshasa par l’opposition contre le projet de révision constitutionnelle.
Dans une déclaration au ton particulièrement critique, l’acteur de la société civile estime que les incidents enregistrés au cours de cette manifestation révèlent la véritable nature du pouvoir en place.
Selon lui, les violences et les attaques dirigées contre les leaders de l’opposition ne relèvent pas de simples débordements, mais traduisent une volonté d’intimidation politique. Jean-Claude Katende affirme que les événements de cette journée ont été marqués par des actes visant l’élimination physique des leaders de l’opposition, une situation qu’il juge extrêmement préoccupante pour l’avenir de la démocratie en République démocratique du Congo.
Pour le défenseur des droits humains, ces incidents constituent un signal d’alarme quant à l’évolution du climat politique dans le pays. Il considère que la gestion des manifestations par les autorités et les violences observées contre les opposants témoignent d’un durcissement du régime.
« La violence et les attaques visant l’élimination physique des leaders de l’opposition dévoilent le vrai visage du régime Tshisekedi », a-t-il déclaré, estimant que les libertés démocratiques sont de plus en plus menacées.
Jean-Claude Katende a également établi un lien entre ces événements et le débat autour d’un éventuel troisième mandat présidentiel. Selon lui, l’absence de résistance face à cette perspective pourrait ouvrir la voie à une concentration excessive du pouvoir et à une dérive autoritaire.
« Si on ne s’oppose pas à son troisième mandat, il installera une dictature plus dangereuse que celle de ses prédécesseurs », a-t-il averti, appelant les citoyens et les forces démocratiques à rester mobilisés pour la défense de la Constitution et de l’État de droit.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques, alors que les incidents survenus lors du sit-in de l’opposition continuent de susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile congolaises.
