Kinshasa, 12 juin 2026- Après les violences survenues lors du sit-in de l’opposition à Kinshasa, la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela Kamba, a apporté la version du gouvernement à la suite d’un constat effectué sur le terrain aux abords du Palais du Peuple.
Dans une déclaration ferme, elle a affirmé que la situation des droits humains en République démocratique du Congo serait pleinement garantie depuis l’arrivée au pouvoir du président Félix Tshisekedi. Elle a également rejeté les accusations de violences policières portées par l’opposition.
Selon elle, les événements observés lors de la manifestation ne relèveraient pas d’une répression, mais plutôt d’une mise en scène orchestrée par l’opposition. Elle affirme que certains éléments auraient été utilisés pour donner une image trompeuse de la situation.
La vice-ministre soutient notamment que des éléments matériels auraient été manipulés afin d’accréditer une narration défavorable aux forces de l’ordre. Elle évoque à ce sujet l’usage présumé de sang d’animaux immolés transporté dans des bouteilles, présenté selon elle comme une tentative de manipulation de l’opinion publique.
Eugénie Tshiela Kamba assure par ailleurs que la Police nationale congolaise a rempli sa mission avec professionnalisme et dans le strict respect de la loi. Elle affirme qu’aucun tir à balle n’a été entendu aux abords du Palais du Peuple lors des incidents.
Cette sortie officielle intervient alors que les versions divergent fortement entre le gouvernement et l’opposition sur le déroulement du sit-in et le bilan des affrontements. Les tensions politiques restent vives autour de cet épisode, qui continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile.
