Bunia, 19 juin 2026 – Trente jours après la déclaration de l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a présenté un état des lieux de la riposte menée dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
S’exprimant lors d’un briefing presse organisé à Bunia, épicentre de l’épidémie, le ministre a indiqué qu’à ce jour, la République démocratique du Congo enregistre 896 cas confirmés d’Ebola et 232 décès confirmés, soit un taux de létalité d’environ 26 %.
« À ce jour, nous totalisons 896 cas confirmés d’Ebola et 232 décès confirmés, soit un taux de létalité d’environ 26 %. Nous comptons également 78 personnes guéries après deux tests négatifs consécutifs. Près de 6 000 contacts sont suivis avec un taux de suivi de 71 %, alors que notre objectif est d’atteindre 95 % », a déclaré Samuel Roger Kamba.
Le ministre a expliqué que la hausse du nombre de cas détectés ne traduit pas nécessairement une aggravation incontrôlée de la situation, mais reflète aussi l’intensification des opérations de surveillance et de recherche active des cas dans les communautés affectées.
Selon lui, les équipes déployées sur le terrain ont renforcé les investigations épidémiologiques, permettant d’identifier davantage de personnes infectées qui auraient auparavant échappé au système de surveillance sanitaire.
Au cours du même briefing, Samuel Roger Kamba a réaffirmé que l’ensemble des moyens financiers mobilisés pour la riposte est utilisé directement dans les zones touchées et non à Kinshasa. Il a également invité les élus provinciaux à exercer leur mission de contrôle afin de garantir une gestion transparente des ressources destinées à la lutte contre l’épidémie.
Cette évaluation intervient alors que la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Eve Bazaïba, a récemment alerté sur l’aggravation de la situation humanitaire dans l’est du pays. Selon elle, l’épidémie d’Ebola constitue désormais une urgence humanitaire majeure qui vient s’ajouter aux défis sécuritaires et sociaux auxquels font déjà face des millions de Congolais dans les provinces affectées.
Les autorités congolaises, avec l’appui de leurs partenaires, poursuivent les efforts de surveillance, de prise en charge des malades, de vaccination et de sensibilisation des communautés afin de contenir la propagation du virus dans les trois provinces concernées.
