Kinshasa, 30 juin 2026- Un groupe de jeunes catholiques congolais affirme avoir transmis un mémorandum au Vatican afin de solliciter un examen de la situation de plusieurs responsables de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO).
Selon les initiateurs de cette démarche, la requête concerne notamment le cardinal Fridolin Ambongo, ainsi que les archevêques et évêques Fulgence Muteba, Marcel Utembi, François-Xavier Maroy, Willy Ngumbi et le secrétaire général Donatien Nshole.
Les auteurs du mémorandum soutiennent que certains responsables ecclésiastiques seraient influencés par des acteurs politiques de l’opposition ainsi que par des intérêts étrangers. Ils fondent leur démarche sur le canon 212 §3 du droit canonique, qui reconnaît aux fidèles la possibilité d’exprimer leurs préoccupations aux autorités de l’Église, et demandent au Saint-Siège d’examiner leur requête.
D’après les initiateurs, la Nonciature apostolique à Kinshasa aurait accusé réception de cette correspondance destinée au Vatican et au Saint-Père.
Cette initiative est portée par des jeunes catholiques réunis autour de Rubenga Espoir, originaire de Goma. Les signataires affirment agir dans le souci de préserver l’unité de l’Église et de contribuer au débat sur le rôle des institutions religieuses dans la vie publique du pays.
Au-delà des divergences d’opinions, plusieurs observateurs rappellent que la préservation de la paix, de l’unité nationale et de la cohésion sociale demeure un impératif pour la République démocratique du Congo. Les confessions religieuses, comme les autres composantes de la Nation, continuent de jouer un rôle important dans l’accompagnement des citoyens et la promotion du dialogue.
