Kinshasa, 2 juillet 2026- La famille du pasteur Daniel Ngoy Mulunda-Nyanga hausse le ton et réclame sa libération immédiate après plus de dix-huit mois de détention qu’elle qualifie de « secrète ». Dans une correspondance datée du 30 juin 2026 et adressée au ministre d’État, ministre de la Justice, une copie ayant également été transmise à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), à l’Église du Christ au Congo (ECC), à la MONUSCO ainsi qu’à plusieurs missions diplomatiques, les proches de l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dénoncent une privation de liberté en dehors de tout cadre judiciaire connu.
Selon cette lettre, Daniel Ngoy Mulunda-Nyanga est détenu depuis le 18 décembre 2024. La famille affirme qu’il a été transféré de Lusaka à Kinshasa à l’issue d’une opération menée par des éléments de la Maison militaire de la République démocratique du Congo, avant d’être placé dans les installations de la DEMIAP.
Les proches du pasteur soutiennent qu’aucune notification officielle des faits qui lui sont reprochés ne leur a été communiquée depuis son arrestation. Ils affirment également qu’il n’a pas pu bénéficier de l’assistance d’un avocat ni recevoir des soins médicaux appropriés, alors que son état de santé se serait progressivement détérioré au fil des mois.
Dans leur correspondance, ils demandent aux autorités judiciaires de faire respecter les garanties prévues par la Constitution et les textes en vigueur. Ils sollicitent la présentation de Daniel Ngoy Mulunda-Nyanga devant son juge naturel si des poursuites sont engagées contre lui ou, à défaut d’une base légale établie, sa libération immédiate.
En transmettant également cette lettre à la CENCO, à l’ECC, à la MONUSCO et à plusieurs représentations diplomatiques, la famille dit vouloir attirer l’attention des institutions nationales et de la communauté internationale sur la situation du pasteur, ancien président de la CENI et actuel président de la Nouvelle Église méthodiste au Congo.
