Kinshasa, 2 juillet 2026- Selon le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, l’épidémie d’Ebola continue d’évoluer dans l’est de la République démocratique du Congo, avec une concentration des cas dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Le dernier bulletin épidémiologique arrêté au 30 juin 2026 fait état de 1.406 cas confirmés cumulés, soit 73 nouveaux cas enregistrés en 24 heures, confirmant que la transmission du virus demeure active dans plusieurs zones de santé.
Le bilan humain s’est également alourdi avec 438 décès recensés parmi les cas confirmés, soit 39 nouveaux décès au cours de la même période. Le taux de létalité reste élevé et s’établit à 31,2 %, illustrant la gravité de cette flambée épidémique.
Malgré cette situation préoccupante, les autorités sanitaires enregistrent quelques avancées dans la prise en charge des malades.
Trois nouveaux patients ont été déclarés guéris, portant à 192 le nombre cumulé de personnes rétablies depuis le début de l’épidémie. Par ailleurs, 609 patients demeurent en isolement ou hospitalisés et continuent de bénéficier d’une prise en charge médicale ainsi que d’un accompagnement psychosocial.
Selon le bulletin du ministère de la Santé, la cartographie de l’épidémie continue de s’affiner. Une nouvelle zone de santé, celle de Lolwa, en Ituri, a été identifiée comme touchée.
En revanche, les cas précédemment signalés dans le Haut-Uélé et la Tshopo ont pu être retracés et rattachés à la zone de santé de Nia-Nia, renforçant ainsi l’analyse des chaînes de transmission.
Sur le plan de la surveillance, le taux de suivi des contacts atteint désormais 82,5 % dans les trois provinces concernées. Les équipes de riposte poursuivent les investigations épidémiologiques afin d’identifier rapidement les personnes exposées et de limiter la propagation de la maladie.
Le ministère de la Santé souligne également que les capacités opérationnelles continuent d’être consolidées grâce au déploiement de véhicules et d’ambulances, à l’approvisionnement des structures sanitaires en réactifs de laboratoire, médicaments et équipements de prévention et de contrôle des infections. Les actions de communication sur les risques, de mobilisation communautaire et d’appui aux équipes de terrain sont également intensifiées afin de renforcer l’efficacité de la riposte.
Les données présentées dans ce bulletin demeurent susceptibles d’être ajustées au fur et à mesure du processus de nettoyage, de reclassification et d’harmonisation de la base nationale de surveillance sanitaire.
