Kinshasa, 9 juillet 2026.- Deux cas de maladie à virus Ebola ont été confirmés à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, dont l’un est lié à la zone de santé de Nia-Nia, foyer de l’épidémie dans la province de l’Ituri. L’annonce a été faite ce jeudi par l’Institut national de santé publique (INSP), qui assure avoir immédiatement déclenché les mécanismes de riposte afin de limiter la propagation de la maladie.
Selon l’INSP, dès la détection de ce signal, des équipes ont été déployées à Kisangani pour installer et renforcer l’ensemble des piliers de la riposte, notamment la surveillance épidémiologique, la recherche des contacts, la prise en charge des malades, les analyses en laboratoire, la communication sur les risques ainsi que les mesures de prévention et de contrôle de l’infection.
Cette confirmation marque une étape préoccupante dans l’évolution de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, jusque-là concentrée principalement dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. L’apparition de cas à Kisangani, importante métropole du nord-est du pays, suscite une vigilance accrue des autorités sanitaires en raison de sa forte mobilité et de son rôle stratégique dans les échanges.
Depuis la déclaration officielle de cette 17ᵉ épidémie le 15 mai 2026, la RDC fait face à une progression continue de la maladie. Le dernier bilan officiel fait état de 1 759 cas confirmés, 600 décès et 750 guérisons. Les autorités sanitaires, avec l’appui de leurs partenaires, poursuivent les opérations de surveillance, de prise en charge des patients, de vaccination ciblée lorsque cela est possible et de sensibilisation des communautés afin de contenir la propagation du virus.
