Kinshasa, 9 juillet 2026.- Human Rights Watch a accusé les forces de sécurité congolaises d’avoir fait un usage excessif de la force contre des citoyens qui tentaient d’exercer leur droit de manifester et de critiquer les propositions de révision de la Constitution.
Dans une déclaration, Ashwanee Budoo-Scholtz, directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch, a affirmé que « les forces de sécurité congolaises ont fait un usage excessif de la force contre des personnes qui tentaient d’exercer leur droit de critiquer les modifications constitutionnelles proposées ».
Selon elle, les autorités n’ont pas assuré la protection des manifestants. « Au lieu de protéger les manifestants, les forces de sécurité ont contribué à attiser les violences et les ont exposés aux attaques d’un groupe de militants pro-parti au pouvoir », a-t-elle ajouté.
Cette réaction de Human Rights Watch intervient après les manifestations organisées en 2025 contre le projet de révision de la Constitution. Ces mobilisations, tenues notamment à Kinshasa et dans d’autres villes du pays, avaient été marquées par des affrontements entre manifestants, forces de l’ordre et groupes de jeunes favorables au pouvoir, faisant plusieurs victimes et de nombreux blessés.
