Kinshasa, 3 juillet 2026 – Le Procureur général près la Cour de cassation a ordonné des restrictions de déplacement visant plusieurs personnalités citées dans une enquête judiciaire ouverte pour des faits présumés de corruption, de faux en écritures et de blanchiment de capitaux.
Selon une correspondance adressée le 20 juin au Directeur général de la Direction générale de migration (DGM), le magistrat Firmin Mvonde Mambu demande que les personnes concernées ne puissent plus quitter leur lieu de résidence sans autorisation. Les personnes se trouvant à Kinshasa sont interdites de quitter la capitale, tandis que celles résidant dans d’autres provinces ne sont plus autorisées à sortir du territoire national jusqu’à nouvel ordre.
L’enquête judiciaire est ouverte dans le dossier opposant le ministère public à Mustafa Rawji et plusieurs co-mis en cause. Parmi les personnes visées figurent Mustafa Rawji, Mazhar Rawji, Uzair Rawji, Zain Rawji, l’ancien Inspecteur général-chef de service de l’Inspection générale des finances (IGF), Jules Alingete Key, ainsi que Kiala Ndombele, Nanu Mukawa, également connu sous le nom de Nanu Alingete, et Jok Oga Ukelo.
Le parquet indique que les investigations portent sur des faits susceptibles de constituer des infractions de corruption, de faux en écritures et de blanchiment de capitaux. Ces infractions sont prévues par le Code pénal congolais ainsi que par la législation relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Dans sa décision, le Procureur général explique que ces mesures conservatoires visent à garantir la présence des personnes concernées pendant toute la durée de l’instruction judiciaire et à prévenir tout risque de fuite susceptible de compromettre le déroulement de la procédure.
Cette décision marque une nouvelle étape dans cette affaire judiciaire, alors que les investigations se poursuivent sous la conduite du parquet près la Cour de cassation. À ce stade, aucune décision de condamnation n’a été prononcée et les personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à l’issue de la procédure.
