Kinshasa, 29 juin 2026- Le médecin gynécologue congolais et Prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a salué dimanche le dépôt par le gouvernement de la République démocratique du Congo d’une requête contre le Rwanda devant la Cour internationale de justice (CIJ), dénonçant les violations présumées du droit international et des droits humains commises sur le territoire congolais.
Dans un message publié sur son compte X, le Dr Mukwege a exprimé son soutien à cette démarche judiciaire engagée par le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali.
« Nous saluons le dépôt de la requête soumise auprès de la Cour internationale de justice par le ministre de la Justice et le Garde des Sceaux de la RDC, dénonçant les violations du droit international et des droits humains commises par le Rwanda directement et par le truchement des groupes armés sous son contrôle (AFDL, RCD, CNDP, M23/AFC) en RDC de 1996 à nos jours », a écrit Denis Mukwege.
Le Prix Nobel de la paix a estimé que cette initiative devrait s’accompagner d’autres mécanismes de lutte contre l’impunité. Il a notamment appelé la Cour pénale internationale à poursuivre les enquêtes sur les crimes commis en RDC qu’il attribue au Rwanda et aux groupes armés qu’il soutiendrait.
Le Docteur Mukwege a également exhorté les États à exercer le principe de la compétence universelle afin de poursuivre les auteurs présumés de crimes internationaux. Il a, par ailleurs, invité le gouvernement congolais à mettre en œuvre une stratégie nationale de justice transitionnelle, incluant l’établissement d’un Tribunal pénal spécial pour le Congo, conformément aux recommandations du rapport Mapping des Nations Unies.
Il sied de rappeler que la requête a été déposée le 26 juin 2026 à La Haye par le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali.
À travers cette procédure, la RDC demande à la Cour internationale de justice de reconnaître la responsabilité internationale du Rwanda pour des violations présumées de plusieurs conventions internationales ainsi que des actes commis sur le territoire congolais depuis 1996.
