Kinshasa, 23 juin 2026- Le secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, Donatien Nshole, a lancé un avertissement sur l’évolution de la situation dans les territoires occupés de l’Est de la République démocratique du Congo.
S’exprimant sur les défis sécuritaires auxquels fait face le pays, le prélat catholique a estimé que le temps joue en faveur des groupes qui contrôlent actuellement certaines zones, au point de renforcer progressivement leurs structures administratives.
« Plus le temps passe, plus l’administration des zones occupées se consolide. Si on ne fait pas attention, ça sera difficile pour le pouvoir actuel ou à venir de récupérer le territoire », a déclaré Mgr Donatien Nshole.
Pour le secrétaire général de la CENCO, cette situation constitue un défi majeur pour l’État congolais, alors que plusieurs entités territoriales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu demeurent sous l’influence de groupes armés. Son intervention met en lumière les risques liés à l’enracinement d’administrations parallèles dans les zones échappant au contrôle de Kinshasa.
Cette mise en garde intervient dans un contexte marqué par les efforts diplomatiques et les initiatives de paix engagés aux niveaux régional et international pour tenter de mettre fin au conflit dans l’Est de la RDC.
La CENCO continue, de son côté, à plaider pour des solutions durables permettant de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et de garantir le retour de la paix aux populations affectées par les violences.
