Kinshasa, 15 juillet 2026- À l’échéance du délai fixé par les États-Unis pour la mise en œuvre des engagements sécuritaires prévus dans le processus de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le président du Forum National de la Jeunesse (FNJ), Patrick Katengo, appelle Washington à passer des engagements aux actes.
Il estime que la crédibilité des Accords de Washington dépend désormais de leur application effective, notamment en ce qui concerne le retrait des forces rwandaises du territoire congolais.
Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, Patrick Katengo affirme que le Rwanda continue de violer l’esprit et les engagements du processus de paix conclu sous la médiation des États-Unis. Il soutient que la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC démontre la nécessité pour Washington de renforcer la pression diplomatique et politique sur Kigali afin d’obtenir le respect des engagements pris dans le cadre des Accords de Washington.
Le président du Forum National de la Jeunesse considère que l’absence de mesures contraignantes risquerait d’affaiblir la portée des initiatives internationales en faveur de la paix.
Selon lui, des sanctions ciblées contre les responsables du non-respect des engagements constitueraient un signal fort en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Patrick Katengo réaffirme par ailleurs son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et au Commandant suprême, Félix-Antoine Tshisekedi. Il invite la jeunesse congolaise à demeurer mobilisée derrière les institutions de la République afin de contribuer à la défense de l’unité nationale et de l’intégrité du territoire.
Pour le président du FNJ, la date du 15 juillet 2026 doit marquer une nouvelle étape dans la mise en œuvre des engagements issus du processus de Washington. Il estime que seule une application rigoureuse de l’accord permettra de restaurer durablement la paix dans l’Est de la RDC, une région toujours confrontée aux violences des groupes armés malgré les efforts diplomatiques engagés.
Rappelons que, lors d’une audition devant la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants au début du mois de juin, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait fixé la mi-juillet 2026 comme échéance pour le retrait des forces rwandaises de l’est de la République démocratique du Congo, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de paix de Washington signé entre Kinshasa et Kigali.
À la date du 15 juillet, aucun retrait officiel des Forces de défense rwandaises (RDF) n’avait toutefois été constaté, alimentant les appels à une réponse plus ferme de Washington.
