Kinshasa, 4 août 2026- La République démocratique du Congo (RDC) ne figure pas parmi les pays dont les ressortissants peuvent être soumis à une caution de 10 000 à 20 000 dollars américains pour l’obtention d’un visa touristique ou d’affaires (B-1/B-2) des États-Unis, contrairement à des informations relayées ces derniers jours par plusieurs médias internationaux.
Le Département d’État américain a rendu permanent, à compter du 3 août 2026, son programme de caution applicable à certaines demandes de visas.
Ce dispositif autorise les agents consulaires à exiger, au cas par cas, une garantie financière comprise entre 10 000 et 20 000 dollars auprès des demandeurs originaires de 50 pays considérés comme présentant un risque élevé de dépassement de la durée de séjour autorisée.
Cependant, la liste officielle publiée par les autorités américaines ne mentionne pas la République démocratique du Congo.
Parmi les pays concernés figurent notamment la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Nigeria, l’Éthiopie, l’Ouganda et la Zambie.
Cette clarification intervient après la diffusion d’informations erronées par plusieurs médias internationaux, dont RFI, AllAfrica et TV5 Monde, qui ont cité la RDC parmi les États visés par cette mesure.
Certaines publications ont également inclus le Ghana, alors que ces pays ne figurent pas sur la liste officielle du Département d’État américain.
En conséquence, les ressortissants congolais continuent d’être soumis aux procédures habituelles pour les demandes de visas américains de catégories B-1/B-2, sans application automatique de cette caution financière.
Selon Washington, cette politique vise à renforcer le respect des conditions de séjour sur le territoire américain en limitant les dépassements de la durée de validité des visas.
Les agents consulaires disposent d’un pouvoir discrétionnaire pour imposer cette garantie financière aux demandeurs provenant des pays concernés.
Si le bénéficiaire du visa respecte les conditions de son séjour et quitte les États-Unis dans les délais prévus, la caution lui est intégralement restituée. En revanche, elle peut être conservée par les autorités américaines en cas de violation des conditions du visa.
La réforme relève par ailleurs les montants de cette garantie, le plafond passant de 15 000 à 20 000 dollars et le montant minimum de 5 000 à 10 000 dollars, consolidant ainsi un mécanisme expérimenté dans le cadre d’un programme pilote lancé en 2025.
À ce jour, aucune disposition officielle des autorités américaines n’impose une telle caution aux citoyens de la République démocratique du Congo.
Les informations affirmant le contraire ne correspondent donc pas à la liste officielle publiée par le Département d’État des États-Unis.
