Kinshasa, 4 août 2026- Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, affirme que la République démocratique du Congo peut financer son développement à partir de ses propres ressources.
Dans sa 36ᵉ tribune, il dresse un bilan des finances publiques depuis 2019 et présente une vision économique à l’horizon 2035, fondée sur le renforcement des recettes internes plutôt que sur le recours à l’aide extérieure.
Selon Adolphe Muzito, la RDC dispose d’un important potentiel économique qui, s’il est correctement exploité, permettra de porter le produit intérieur brut (PIB) à 215 milliards de dollars d’ici 2035.
Il estime que cet objectif est atteignable grâce à une gouvernance économique plus rigoureuse, à la lutte contre les fuites de recettes, à l’élargissement de l’assiette fiscale ainsi qu’à une meilleure valorisation des ressources naturelles du pays.
Dans son analyse, le ministre souligne l’évolution des finances publiques enregistrée ces dernières années, tout en reconnaissant que des défis majeurs persistent.
Il plaide pour que l’augmentation des recettes publiques soit orientée vers des investissements productifs capables de soutenir durablement la croissance économique et de créer davantage d’emplois.
Cette stratégie vise également à réduire la dépendance de la RDC aux financements extérieurs en privilégiant la mobilisation des ressources nationales. Pour le patron du Budget, une telle approche offrirait au pays une plus grande autonomie dans la mise en œuvre de ses politiques de développement.
Si les projections avancées se concrétisent, la République démocratique du Congo pourrait devenir, à l’horizon 2035, la troisième économie d’Afrique subsaharienne.
Toutefois, cet objectif dépendra de la capacité des pouvoirs publics à transformer les performances macroéconomiques en résultats tangibles pour la population, notamment à travers l’amélioration des infrastructures, des services sociaux de base et du climat des affaires.
