Bunia, 13 août 2026- Le Centre de traitement Ebola de Nizi, dans le territoire de Djugu, reste fermé ce jeudi. Le personnel affecté à la riposte observe un mouvement de protestation pour réclamer le paiement de trois mois d’arriérés de salaires.
Selon des informations recueillies sur place, cette situation a entraîné la suspension des activités de la structure, alors que le centre joue un rôle important dans la prise en charge des cas suspects dans cette partie de l’Ituri.
À Nizi, les agents engagés dans la lutte contre l’épidémie demandent le règlement de leurs rémunérations avant la reprise normale des activités.
Une revendication qui intervient dans un contexte sanitaire particulièrement tendu dans la province.
L’Organisation mondiale de la santé indique que le centre de Nizi reçoit quotidiennement des patients suspects d’Ebola.
Autour de cette zone, la surveillance épidémiologique reste compliquée par les mouvements de population.
Plus de 80 000 personnes déplacées vivent notamment dans 22 sites, tandis que les déplacements liés entre autres aux activités minières rendent plus difficile le suivi des contacts.
La situation est d’autant plus délicate que l’épidémie actuelle est provoquée par le virus Ebola de souche Bundibugyo, pour lequel il n’existe pas, à ce stade, de vaccin homologué ni de traitement spécifique.
La riposte repose donc largement sur l’identification rapide des cas, leur isolement et leur prise en charge, mais aussi sur la recherche et le suivi des personnes ayant été en contact avec les malades.
La surveillance et la mobilisation des communautés constituent également des éléments essentiels de la stratégie sanitaire.
La fermeture temporaire du CTE de Nizi met ainsi en lumière une autre difficulté de la riposte contre Ebola : la disponibilité du personnel.
Dans une zone où chaque cas suspect doit pouvoir être rapidement identifié et isolé, l’interruption des activités d’un centre de traitement peut réduire les capacités de réponse face à la propagation du virus.
Alors que les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour contenir l’épidémie en Ituri, la question du paiement régulier des agents engagés dans la riposte apparaît donc comme un enjeu important pour assurer la continuité des opérations sur le terrain.
