Kinshasa, 13 août 2026- le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a tiré la sonnette d’alarme sur l’impact économique de la guerre qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo. Lors d’une intervention publique, il a affirmé que ce conflit coûte à l’État congolais près de 6 millions de dollars américains par jour.
Selon lui, ces dépenses considérables mobilisées pour les opérations militaires, la logistique et la prise en charge des conséquences humanitaires du conflit constituent un frein majeur au développement du pays.
« Sans la guerre, Félix Tshisekedi allait faire de ce pays un État développé comme les États-Unis d’Amérique », a-t-il déclaré, estimant que les ressources englouties dans le conflit auraient pu être investies dans les infrastructures, l’éducation, la santé ou encore l’emploi des jeunes.
À raison de 6 millions de dollars par jour, la guerre représente plusieurs milliards de dollars de dépenses chaque année, une situation qui exerce une forte pression sur les finances publiques.
Pour Kabuya, cette réalité limite la capacité du gouvernement à accélérer la mise en œuvre de ses projets de développement et à répondre efficacement aux besoins sociaux de la population.
Alors que les efforts diplomatiques et militaires se poursuivent pour restaurer la paix dans l’Est du pays, cette déclaration relance le débat sur le coût réel du conflit et ses conséquences sur la croissance économique de la RDC.
Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires persistants, la question du financement de la guerre demeure au cœur des préoccupations des autorités congolaises, qui continuent d’appeler à une solution définitive pour mettre fin à l’insécurité dans les provinces de l’Est.
