Kinshasa, 14 août 2026- Une nouvelle plainte a été déposée auprès du Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) visant le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.
À l’origine de cette démarche, des représentants de la communauté Banyamulenge, qui accusent le chef de l’État de crimes graves et d’opérations à caractère génocidaire.
Selon les informations relayées, la plainte ne cible pas uniquement le président congolais. Plusieurs personnalités du régime sont également citées, notamment le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, le général Sylvain Ekenge, ancien porte-parole des FARDC, ainsi que l’ancien ministre Justin Bitakwira. Certaines autorités burundaises seraient également concernées par cette dénonciation.
Les plaignants estiment que des actes commis contre la communauté Banyamulenge dans l’est de la RDC relèveraient de la compétence de la CPI et demandent l’ouverture d’enquêtes approfondies afin d’établir les responsabilités éventuelles.
À ce stade, ni la CPI ni les autorités congolaises n’ont officiellement communiqué sur la recevabilité ou le traitement de cette plainte. Le dépôt d’une plainte auprès de la Cour ne signifie pas automatiquement l’ouverture d’une enquête ou l’engagement de poursuites. Une évaluation préliminaire des éléments présentés est généralement nécessaire avant toute décision du Bureau du Procureur.
Cette initiative intervient dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement tendu dans l’est de la RDC, où les conflits armés et les tensions communautaires continuent d’alimenter les accusations croisées entre différents acteurs.
