Kinshasa, 15 août 2026- Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a créé la surprise en évoquant la possibilité de faire de l’anglais une langue officielle de la République démocratique du Congo dans l’hypothèse d’un changement de la Constitution.
Cette déclaration a été faite lors de la clôture de « La Semaine de l’Étudiant », devant un public composé majoritairement de jeunes.
Réagissant à l’intervention d’une étudiante qui sollicitait une bourse pour apprendre l’anglais, le porte-parole du gouvernement a encouragé les jeunes Congolais à s’ouvrir davantage à cette langue, qu’il considère comme un atout dans un monde de plus en plus globalisé.
« Si on change la Constitution, on mettra l’anglais comme langue officielle aussi », a-t-il déclaré, en faisant notamment référence au partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis.
Cette sortie intervient dans un contexte où le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle continue d’alimenter la scène politique congolaise. Bien qu’aucun projet officiel visant à introduire l’anglais comme langue officielle n’ait été présenté à ce jour, la déclaration du ministre ouvre une nouvelle dimension dans les discussions autour des réformes institutionnelles envisagées dans le pays.
L’introduction de l’anglais pourrait être perçue comme une volonté d’adapter davantage la RDC à son environnement régional et international. Le pays partage en effet ses frontières avec plusieurs États anglophones d’Afrique de l’Est et renforce progressivement ses relations économiques, diplomatiques et commerciales avec des partenaires où l’anglais occupe une place prépondérante.
Actuellement, le français demeure l’unique langue officielle de la RDC, tandis que le lingala, le swahili, le kikongo et le tshiluba sont reconnus comme langues nationales.
Toute modification de ce statut nécessiterait toutefois une révision de la Constitution ainsi que l’adoption de mesures d’accompagnement dans les secteurs de l’éducation, de l’administration et de la justice.
Cette déclaration de Patrick Muyaya ne manquera pas de susciter des réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique, alors que les débats sur l’avenir institutionnel du pays restent particulièrement sensibles.
