Kinshasa, 11 août 2026 – Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a promulgué ce mardi la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, arrêtant le budget du pouvoir central à 50 866,3 milliards de francs congolais, en équilibre aussi bien en recettes qu’en dépenses.
Cette promulgation intervient après plusieurs semaines d’examen du collectif budgétaire par les deux chambres du Parlement. Le Sénat avait notamment adopté le texte à 50 866,3 milliards de francs congolais, alors que l’Assemblée nationale l’avait initialement arrêté à environ 50 496,3 milliards de FC. Les deux chambres avaient ainsi dû harmoniser leurs positions avant l’adoption définitive du texte.
Le nouveau cadre budgétaire représente une diminution d’environ 7,1 % par rapport à la loi de finances initiale pour 2026, qui s’élevait à 54 335,8 milliards de francs congolais, soit près de 22 milliards de dollars américains.
La révision des prévisions budgétaires s’explique principalement par l’évolution de la conjoncture économique et par la nécessité d’adapter les ressources de l’État aux réalités financières de l’exercice en cours. Le gouvernement avait également mis en avant la diminution de certaines ressources extérieures.
Le projet de loi de finances rectificative présenté par l’exécutif avait initialement été évalué à 50 295,1 milliards de francs congolais, avant d’être réévalué au cours de son examen parlementaire pour atteindre le montant finalement retenu de 50 866,3 milliards FC.
À travers cette révision, le gouvernement entend adapter les prévisions financières aux nouvelles réalités macroéconomiques du pays et maintenir le financement des priorités nationales.
Le collectif budgétaire prend notamment en compte les ressources issues des emprunts extérieurs et doit permettre de soutenir plusieurs projets structurants, notamment dans les infrastructures de base, ainsi que les programmes liés à l’emploi et à l’entrepreneuriat des jeunes.
Les dépenses publiques demeurent également orientées vers les secteurs considérés comme prioritaires, notamment la sécurité, les investissements publics, les rémunérations et le fonctionnement des institutions.
Avec la promulgation de cette loi, le gouvernement dispose désormais d’un nouveau cadre légal pour l’exécution du budget jusqu’à la fin de l’exercice 2026.
Le défi reste toutefois celui de la mobilisation effective des recettes et de l’utilisation efficace des crédits disponibles. Dans un contexte économique marqué par d’importants besoins sociaux, sécuritaires et infrastructurels, l’exécution de ce budget rectificatif sera particulièrement scrutée.
