Lubumbashi, 6 août 2026- Le bras de fer se poursuit entre le gouvernement provincial du Haut-Katanga et les vendeurs du marché Mzée Laurent-Désiré Kabila, également appelé marché Lusonga.
Alors que l’exécutif provincial impose leur départ avant le 20 août prochain pour permettre le lancement des travaux de modernisation, les commerçants continuent d’exprimer leur opposition, craignant les conséquences économiques d’une délocalisation provisoire.
La décision a été annoncée jeudi par le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe, lors d’une réunion tenue au gouvernorat provincial en présence du maire de Lubumbashi, des ministres provinciaux de l’Économie et des Infrastructures ainsi que des représentants des vendeurs.
Selon le gouvernement provincial, les commerçants devront rejoindre temporairement d’autres marchés de la ville durant la période des travaux.
Cette mesure intervient après plusieurs semaines de contestation.
Les vendeurs du marché Mzée ont organisé plusieurs manifestations pour dénoncer leur déplacement, certaines ayant conduit jusqu’au siège de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga.
Les commerçants réclament notamment des garanties sur leur relocalisation et la préservation de leurs activités commerciales pendant la période de modernisation.
Une délégation composée des représentants des vendeurs, de la bourgmestre de la commune de Kampemba, des conseillers communaux et des membres de la société civile avait pourtant été chargée d’identifier un site d’accueil provisoire.
Le terrain situé près de la morgue de la SNCC avait été proposé comme solution, mais cette option n’a finalement pas été retenue par le gouverneur intérimaire.
Du côté des autorités, l’argument reste celui de la nécessité de moderniser une infrastructure commerciale importante de la ville.
L’Assemblée provinciale avait déjà rappelé aux vendeurs que le projet de réhabilitation du marché Mzée Laurent-Désiré Kabila était inscrit dans le budget provincial 2026.
La tension reste cependant vive. Les commerçants, estimés à plus de 5 000, s’inquiètent particulièrement de cette période de transition qui intervient à l’approche de la rentrée scolaire, une période durant laquelle plusieurs familles comptent sur leurs revenus issus du commerce pour couvrir leurs dépenses.
