Uvira, 5 août 2026- Des usagers des axes routiers Uvira–Luvungi, Mwenga–Uvira et Uvira–Fizi–Baraka, dans la province du Sud-Kivu, dénoncent la multiplication des barrières érigées par certains combattants Wazalendo engagés aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la lutte contre la coalition AFC/M23.
Selon plusieurs témoignages recueillis ce mardi 4 août, des sommes variant entre 10 000 et 50 000 francs congolais seraient réclamées aux voyageurs à différents points de contrôle.
Les transporteurs et passagers affirment que ces paiements sont exigés avant de poursuivre leur trajet, ce qui alourdit considérablement le coût des déplacements.
Les usagers estiment que cette situation complique davantage la circulation des personnes et des biens dans une région déjà fragilisée par le conflit armé.
Ils dénoncent une pratique qui, selon eux, pèse lourdement sur les ménages et les activités économiques locales.
Face à cette situation, plusieurs habitants appellent les autorités compétentes à renforcer le contrôle sur les axes concernés afin de mettre fin aux perceptions qu’ils jugent illégales et de garantir la libre circulation des personnes conformément aux lois de la République.
Cette dénonciation intervient dans un contexte où les Wazalendo poursuivent leurs opérations aux côtés des FARDC contre les rebelles de l’AFC/M23 dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, alors que les populations civiles continuent de subir les conséquences sécuritaires et économiques du conflit.
