Kinshasa, 16 août 2026- Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a vivement réagi à des déclarations attribuées à un responsable rwandais au sujet de la communauté banyamulenge, dénonçant ce qu’il qualifie d’instrumentalisation de cette question par Kigali.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le porte-parole du gouvernement a rejeté toute assimilation des Banyamulenge aux Rwandais du Congo, affirmant qu’ils sont des citoyens congolais à part entière.
« Les Banyamulenge ne sont pas les “Rwandais du Congo”. Ils sont Congolais, au même titre que toutes les autres communautés de notre pays », a-t-il déclaré.
Patrick Muyaya accuse par ailleurs l’auteur des propos incriminés d’avoir profité d’une journée de commémoration consacrée à la mémoire des victimes du massacre de Gatumba pour tenir des déclarations qu’il juge indignes et dangereuses pour la cohésion sociale.
Selon lui, l’appel adressé aux jeunes Banyamulenge à prendre les armes contre leur propre pays constituerait une preuve supplémentaire de l’implication du Rwanda dans les conflits qui secouent les Hauts Plateaux du Sud-Kivu et plusieurs territoires de l’est de la RDC.
Le ministre estime également que ces propos mettent en évidence les liens existant entre le M23 et d’autres groupes armés actifs dans la région, notamment Twirwaneho et Red-Tabara, qu’il présente comme bénéficiant du soutien de Kigali.
Patrick Muyaya soutient que les Banyamulenge n’ont jamais mandaté ceux qui prétendent agir en leur nom et affirme que les jeunes de cette communauté, à l’instar des autres jeunes Congolais, sont mobilisés derrière les institutions de la République pour la défense de l’intégrité territoriale du pays.
Pour le porte-parole du gouvernement, ces déclarations engagent également la responsabilité des autorités rwandaises.
Il a conclu en dénonçant ce qu’il considère comme une stratégie fondée sur le poison identitaire et la manipulation des communautés congolaises à des fins politiques et sécuritaires.
