Kinshasa, 16 août 2026 – Le procès impliquant le lieutenant-général Philémon Yav devant la Haute Cour militaire a connu un nouveau rebondissement. Mis en cause par un ancien responsable de l’Agence nationale de renseignements (ANR), l’officier supérieur est accusé d’avoir facilité le transport d’armes destinées à la rébellion du M23.
Face à ces allégations, le général Yav a fermement rejeté toute implication. Se déclarant surpris et déshonoré par ces accusations, il a contesté la véracité des déclarations portées contre lui, estimant qu’elles ne reposent sur aucun élément crédible.
L’audience a également été marquée par l’intervention de son co-prévenu, Issa Shauri Chibogo, qui a vivement remis en cause le témoignage à charge. Selon lui, les accusations formulées contre le général relèvent d’un pur montage.
Issa Shauri Chibogo affirme avoir été approché dans le cadre d’un complot visant à incriminer Philémon Yav. Il soutient avoir été recruté et rémunéré pour participer à ce qu’il qualifie de piège, en échange d’une promesse de paiement de 50 000 dollars américains.
Ces déclarations contradictoires renforcent la complexité de ce dossier judiciaire suivi de près par l’opinion publique. La Haute Cour militaire devra poursuivre l’examen des témoignages et des éléments de preuve afin d’établir les responsabilités éventuelles des personnes poursuivies dans cette affaire. Le procès se poursuit.
