Kinshasa, 18 août 2026- L’ancien président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Constant Omari, a estimé que l’actuel sélectionneur des Léopards, Sébastien Desabre, bénéficie d’un niveau de soutien inédit en République démocratique du Congo.
Invité d’un échange sur Space X animé par le journaliste Stanys Bujakera, l’ancien dirigeant du football congolais a comparé les conditions de travail de l’actuel staff technique à celles qui prévalaient durant son mandat à la tête de la FECOFA.
« Pendant mon règne, c’est la FECOFA qui dirigeait l’équipe nationale. Pas comme aujourd’hui, où c’est le ministère qui fait tout. Citez-moi le nom d’un entraîneur, à mon époque, qui était géré par la Présidence comme c’est le cas avec l’actuel », a déclaré Constant Omari.
Selon lui, l’environnement dans lequel évolue Sébastien Desabre est très différent de celui qu’ont connu ses prédécesseurs. Il affirme que la gestion quotidienne du sélectionneur national ne relève plus principalement de la FECOFA.
« L’environnement de travail de Desabre est différent de celui des sélectionneurs de mon époque. Aujourd’hui, Desabre est géré par qui ? La gestion quotidienne de Desabre est faite par la Présidence et, timidement, par le ministère des Sports », a-t-il soutenu.
Constant Omari estime également que le technicien français dispose de moyens financiers et logistiques considérables pour mener à bien sa mission à la tête des Léopards.
« Il a bénéficié de moyens colossaux, mais la FECOFA ne le gère pas. La FECOFA ne gérant pas l’entraîneur actuellement, nous, à notre époque, ce que nous faisions, j’avais demandé à Claude Le Roy d’organiser des séminaires de remise à niveau », a-t-il expliqué.
Ces déclarations interviennent alors que Sébastien Desabre continue de bénéficier d’un large soutien populaire grâce aux résultats obtenus avec les Léopards ces dernières années, notamment lors de la Coupe d’Afrique des nations 2024, où la RDC avait atteint les demi-finales.
Les propos de Constant Omari relancent toutefois le débat sur la répartition des responsabilités dans la gestion de l’équipe nationale, entre la FECOFA, le ministère des Sports et les plus hautes autorités du pays.
