Kinshasa, 19 août 2026- L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a engagé une bataille judiciaire aux États-Unis afin de contester les sanctions imposées à son encontre par le département du Trésor américain.
Selon des informations rapportées par Jeune Afrique, Joseph Kabila a mandaté l’avocat américain Erich Ferrari pour assurer sa défense. Ce dernier a déposé, le 4 août dernier, une plainte contre l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) devant la Cour fédérale du district de Columbia.
Pour rappel, Washington avait annoncé le 30 avril des sanctions visant l’ancien chef de l’État congolais, l’accusant de soutenir l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), mouvement rebelle actif dans l’est de la RDC.
Dans sa requête, l’équipe juridique de Joseph Kabila conteste la légalité de ces mesures et dénonce des accusations qu’elle qualifie de « vagues et générales ». La défense estime également que les autorités américaines n’ont présenté aucune preuve précise permettant d’étayer les allégations formulées contre l’ancien président.
Cette procédure judiciaire pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans le bras de fer opposant Joseph Kabila à l’administration américaine, alors que son nom reste régulièrement cité dans les débats politiques et sécuritaires liés à la crise dans l’est de la RDC.
L’issue de cette action en justice sera suivie de près, tant à Kinshasa qu’à Washington, en raison de ses potentielles implications politiques et diplomatiques.
