Kinshasa, 26 août 2026- La République démocratique du Congo a appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies à faire de la prévention de l’insécurité alimentaire un élément central des stratégies de prévention des conflits à travers le monde.
Cette position a été exprimée le 25 août 2026 à New York lors du débat public de haut niveau du Conseil de sécurité consacré au thème : « Maintien de la paix et de la sécurité internationales. L’alimentation prise pour cible : le rôle du Conseil de sécurité dans l’atténuation des crises alimentaires aux niveaux mondial et local ».
Au nom de la RDC, l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, Représentant permanent du pays auprès des Nations Unies, a souligné les liens étroits qui existent entre la sécurité alimentaire, la stabilité des sociétés et la consolidation de la paix.
Dans sa déclaration, le diplomate congolais a rappelé que les crises alimentaires constituent non seulement une conséquence des conflits armés, mais peuvent également devenir un facteur aggravant des tensions et de l’instabilité.
« Prévenir la faim, c’est préserver la dignité humaine. Prévenir la faim, c’est renforcer la résilience. Et, en définitive, prévenir la faim, c’est aussi préserver la paix », a déclaré l’ambassadeur devant les membres du Conseil de sécurité.
La RDC a ainsi plaidé pour une approche plus intégrée des questions de sécurité internationale, estimant que la lutte contre la faim et l’accès à une alimentation suffisante doivent être considérés comme des priorités dans les efforts de prévention des crises.
Cette intervention intervient alors que plusieurs régions du monde, notamment des zones touchées par les conflits armés, continuent de faire face à une aggravation de l’insécurité alimentaire. Pour Kinshasa, la communauté internationale doit renforcer les mécanismes de prévention afin d’éviter que la faim ne devienne un facteur supplémentaire de déstabilisation des populations vulnérables.
Au-delà de cette prise de position, la RDC réaffirme son engagement en faveur d’une vision de la paix qui associe sécurité, développement et protection des droits fondamentaux, notamment le droit à l’alimentation.
