Kinshasa, 20 août 2026- L’affaire Beni Mukena continue de faire des vagues de part et d’autre du fleuve Congo. Les autorités de la République du Congo ont pris des mesures disciplinaires à l’encontre de plusieurs officiers de police impliqués dans un dossier qui suscite de nombreuses interrogations.
Selon les informations disponibles, deux colonels ont été placés aux arrêts pour une durée de 60 jours, tandis que deux commandants ont été rétrogradés au grade de brigadier. Les officiers concernés devront comparaître devant les conseils de discipline afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.
Au cœur de cette affaire figure l’arrestation de Beni Mukena à Brazzaville. D’après plusieurs sources, certains officiers auraient réclamé la somme de 20 000 dollars américains en échange de sa remise.
Dans ce contexte, une vidéo de son interrogatoire aurait été transmise à une personne chargée de réunir les fonds exigés.
Les révélations ne s’arrêtent pas là. Après son retour à Kinshasa, cette personne aurait utilisé ladite vidéo pour solliciter de l’argent auprès de plusieurs individus cités au cours de l’interrogatoire. Une version tronquée de l’enregistrement aurait ensuite été diffusée, alimentant davantage la polémique.
La publication de cette vidéo aurait provoqué une vive réaction des autorités congolaises de Kinshasa, entraînant l’ouverture d’investigations et la prise de sanctions contre les officiers impliqués du côté de Brazzaville.
Cette affaire met en lumière de sérieuses allégations de corruption, d’abus de pouvoir et de rançonnement au sein de certains services de sécurité. Alors que les procédures disciplinaires sont en cours, l’opinion publique attend désormais que toute la lumière soit faite sur les responsabilités des différents acteurs impliqués dans ce dossier sensible.
