Kinshasa, 27 août 2026 – La question du dialogue national continue de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise. Francine Muyumba appelle à la mise en place d’un processus véritablement inclusif, consensuel et placé sous une facilitation qu’elle estime devoir être neutre et crédible.
Dans sa prise de position, la femme politique estime que le président Félix Tshisekedi, en tant que partie prenante à la crise politique que le dialogue est appelé à résoudre, ne devrait pas, selon elle, fixer seul les règles devant encadrer ces discussions.
« On ne peut être à la fois partie, arbitre et maître des règles du jeu », affirme Francine Muyumba.
Elle considère ainsi que les modalités du dialogue, son format, son agenda, la liste des participants ainsi que les éventuelles exclusions ne devraient pas être arrêtés unilatéralement. Pour elle, ces éléments doivent faire l’objet d’un accord entre les différentes parties prenantes afin de garantir la crédibilité du processus.
Francine Muyumba plaide également pour une facilitation neutre et crédible, estimant qu’un véritable dialogue national ne peut produire des résultats durables que si les différents protagonistes se sentent équitablement représentés et entendus.
Au-delà de la question du format, elle invite les acteurs politiques congolais à faire preuve de compromis et à placer l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers.
« Si nous voulons réellement sauver le Congo, chacun doit accepter de renoncer à une part de ses exigences au profit de l’intérêt supérieur de la Nation », souligne-t-elle.
Cette prise de position intervient alors que l’idée d’un dialogue national est présentée comme l’une des pistes pour répondre à la crise politique et sécuritaire que traverse la République démocratique du Congo.
Pour Francine Muyumba, l’enjeu est désormais de faire en sorte que ce processus ne soit pas perçu comme une initiative imposée, mais comme un espace de recherche collective de solutions.
Elle insiste ainsi sur la nécessité d’un dialogue ouvert, sans conditions dictées par une seule partie, capable de réunir les différents acteurs autour des intérêts fondamentaux de la République.
« Le Congo a besoin d’un vrai dialogue, pas d’un dialogue sous conditions », conclut-elle.
