Lubumbashi, 17 septembre 2026- Ensemble pour la République dresse un bilan de la marche de la Coalition de l’article 64 (C64) organisée mardi 15 septembre dans plusieurs villes du Grand Katanga pour s’opposer au projet de changement de la Constitution.
Dans un rapport consacré à cette mobilisation, le parti de Moïse Katumbi affirme que 123 personnes ont été arrêtées dans six villes : Lubumbashi, Kasumbalesa, Likasi, Kolwezi, Kamina et Kalemie. Selon ce document, 53 arrestations ont été enregistrées à Lubumbashi, 22 à Kasumbalesa, 19 à Kalemie, 18 à Likasi, 6 à Kolwezi et 5 à Kamina.
Ensemble pour la République affirme également que les manifestations avaient été interdites au préalable par les autorités locales des quatre provinces concernées. Le parti considère ces interdictions comme discriminatoires et soutient que ses militants et ceux de ses partenaires de la C64 ont maintenu leur mobilisation en se référant au droit constitutionnel de manifester.
Le rapport fait par ailleurs état d’un important déploiement de policiers et de militaires dans les différents lieux de rassemblement. Le parti dénonce l’utilisation de gaz lacrymogènes ainsi que des violences physiques contre certains manifestants.
À Lubumbashi, la marche n’a effectivement pas pu se tenir comme prévu. Les forces de sécurité- avaient été déployées notamment autour du Square Forrest, de l’ISP et de l’Institut Maadini. Des arrestations avaient été signalées, mais les chiffres communiqués dans les premières heures différaient selon les sources. Radio Okapi évoquait notamment une vingtaine d’interpellations, tandis qu’Ensemble avance désormais le chiffre de 53 pour la ville.
À travers ce rapport, Ensemble pour la République entend ainsi documenter les incidents survenus dans l’espace du Grand Katanga lors de cette mobilisation de la C64, qui visait à contester tout projet de modification ou de changement de la Constitution.
