Kinshasa, 20 septembre 2026- L’ancien Premier ministre Bruno Tshibala Nzenza appelle à la mise en place d’un dialogue national réunissant les différentes composantes de la société congolaise.
Dans un contexte politique marqué par des divergences sur le format et la participation aux futures assises, il estime que le pays doit privilégier la recherche des solutions autour d’une même table.
Pour Bruno Tshibala, l’enjeu ne se limite pas à l’organisation du dialogue. La question de son inclusivité demeure essentielle pour permettre aux différentes sensibilités politiques et sociales de faire entendre leurs préoccupations et de contribuer à la recherche des réponses aux difficultés auxquelles la République démocratique du Congo est confrontée.
Son appel intervient alors que les discussions restent vives entre le pouvoir et l’opposition sur les contours du processus.
Les autorités présentent le dialogue comme un cadre consacré notamment à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État tout en excluant les opposants ayant pris les armes et versé le sang tandis que plusieurs acteurs de l’opposition réclament un processus auquel participeraient largement les différentes forces politiques et sociales.
La question de la participation des acteurs liés à la crise sécuritaire dans l’Est du pays figure également parmi les points de divergence.
Les autorités congolaises maintiennent que le dialogue national ne doit pas se transformer en négociations avec les groupes armés, alors que certains acteurs politiques défendent une approche prenant en compte les différentes dimensions de la crise.
Dans ce débat, Bruno Tshibala insiste sur la nécessité de dépasser les clivages et les calculs politiques afin de créer un espace de discussion permettant aux protagonistes de confronter leurs positions et d’examiner les problèmes qui affectent le pays.
