Lubumbashi, 22 septembre 2026- La Coordination provinciale de la Coalition C64 au Haut-Katanga dénonce ce qu’elle qualifie de « gestion partiale et discriminatoire » des manifestations publiques par les autorités urbaines de Lubumbashi, Likasi et Kasumbalesa.
Dans une déclaration rendue publique ce mardi, la plateforme d’opposition compare l’interdiction de sa marche du 15 septembre à la mobilisation organisée le même jour par l’Union sacrée en faveur du changement de la Constitution.
La C64 affirme que les maires des trois villes lui avaient refusé l’encadrement de sa manifestation du 15 septembre, alors que, selon elle, les autorités municipales ont participé aux préparatifs et à l’organisation de la marche de l’Union sacrée du 22 septembre.
Cette différence de traitement est présentée par la coalition comme une application « sélective » des règles encadrant les manifestations publiques.
La coalition soutient également qu’aucune correspondance d’information concernant la marche de l’Union sacrée n’aurait été déposée auprès des autorités urbaines de Lubumbashi, Likasi et Kasumbalesa et qu’aucune interdiction ne lui aurait été opposée.
Le contexte de la marche du 15 septembre est documenté : à Lubumbashi, les autorités avaient interdit la manifestation de la C64, invoquant notamment des considérations liées à l’ordre public, tandis que la police avait été déployée pour faire respecter cette décision.
Dans sa déclaration, la C64 invoque les articles 12 et 25 de la Constitution, relatifs respectivement à l’égalité devant la loi et à la liberté de manifestation pacifique.
Elle estime que les autorités publiques doivent appliquer les mêmes règles à toutes les formations politiques, indépendamment de leurs positions sur les questions politiques en débat.
La coalition exige ainsi l’égalité devant la loi, le respect des dispositions constitutionnelles et la reconnaissance de son droit à organiser des manifestations pacifiques.
Elle réaffirme par ailleurs sa volonté de poursuivre ses actions publiques pour défendre ses positions sur le débat constitutionnel.
La C64 met enfin en garde les maires de Lubumbashi, Likasi et Kasumbalesa contre ce qu’elle considère comme un usage partisan de l’autorité administrative.
Elle les appelle à garantir, selon elle, un traitement équitable des différentes forces politiques.
Cette sortie intervient après la mobilisation du 22 septembre à Lubumbashi, organisée par l’UDPS dans le cadre du soutien au dialogue national et aux institutions, alors que les manifestations publiques faisaient toujours l’objet d’une interdiction annoncée par la mairie.
La controverse relance ainsi le débat sur l’application des règles relatives aux manifestations publiques dans le Haut-Katanga et sur les garanties accordées aux différentes sensibilités politiques.
