Kinshasa, 23 septembre 2026 — Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a une nouvelle fois plaidé pour une réforme en profondeur du Conseil de sécurité, estimant que l’absence de représentation permanente de l’Afrique ne correspond plus aux réalités géopolitiques du XXIᵉ siècle.
S’exprimant ce mardi devant les dirigeants du monde réunis à l’occasion de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, António Guterres a dénoncé une situation qu’il juge profondément déséquilibrée.
« Lorsque l’ONU a été fondée, la majeure partie de l’Afrique était encore sous domination coloniale. Aujourd’hui, l’Afrique ne dispose toujours pas de représentation permanente au Conseil », a déclaré le secrétaire général.
Il a estimé qu’un Conseil de sécurité dépourvu de représentation permanente africaine était injuste et indéfendable, appelant ainsi à adapter la composition de cet organe aux réalités actuelles du monde.
Pour Guterres, les institutions internationales continuent de refléter, dans une large mesure, un équilibre des puissances hérité d’une époque révolue. Il a appelé les États membres à réformer le Conseil de sécurité afin de renforcer sa légitimité, sa représentativité et son efficacité face aux crises contemporaines.
Le Conseil de sécurité compte actuellement 15 membres, dont cinq permanents notamment les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni disposant du droit de veto. Les dix autres sièges sont occupés par des membres élus pour des mandats de deux ans.
L’Afrique ne dispose actuellement d’aucun siège permanent, alors même que le continent est directement concerné par plusieurs dossiers majeurs traités par le Conseil, notamment les questions de paix et de sécurité.
La question de la représentation africaine au Conseil de sécurité constitue depuis plusieurs années une revendication portée par l’Union africaine, dans le cadre de ses efforts visant à réformer le système multilatéral.
En prenant position sur cette question lors de son intervention à l’Assemblée générale, António Guterres remet ainsi au premier plan un dossier ancien, mais toujours sans accord définitif entre les États membres.
Pour le chef de l’ONU, la réforme du Conseil de sécurité doit désormais tenir compte de la transformation du paysage géopolitique mondial et de la place occupée par l’Afrique dans les affaires internationales.
