Kinshasa, 9 octobre 2026- Corneille Nangaa, coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), tire la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, particulièrement à Minembwe.
S’exprimant ce jeudi devant la presse, dans des propos relayés par le journaliste Steve Wembi, il dénonce des conditions de vie qu’il présente comme catastrophiques, évoquant la faim, le manque de médicaments et la pénurie de produits de première nécessité.
Il impute cette situation au pouvoir de Félix Tshisekedi, qu’il accuse d’avoir imposé un blocus dans cette partie de la province.
Dans son intervention, Corneille Nangaa affirme que des femmes, des enfants et d’autres civils sont confrontés à un manque de nourriture, d’eau et de produits indispensables à leur survie.
Il cite notamment le sel, le savon, l’huile et le sucre, auxquels s’ajouterait l’insuffisance de médicaments pour les personnes malades.
« Nous prenons la parole aujourd’hui pour alerter. Nous alertons sur la tragédie en cours dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu et plus précisément à Minembwe », a-t-il déclaré, insistant sur la gravité de la situation qu’il décrit.
Le coordonnateur de l’AFC va plus loin en qualifiant les événements de « génocide en cours d’exécution ».
Il déplore également ce qu’il considère comme un silence de la communauté nationale et internationale face aux souffrances des populations concernées.
Pour Corneille Nangaa, cette crise humanitaire résulterait d’un blocus imposé, selon ses accusations, par le régime de Kinshasa.
Il met en cause les Forces armées de la RDC (FARDC), les forces burundaises, les FDLR, les groupes Wazalendo ainsi que des mercenaires, qu’il accuse de participer à la mise en œuvre de ce dispositif.
Au-delà de la situation à Minembwe, Nangaa a également dirigé ses critiques contre la gouvernance de Félix Tshisekedi, dénonçant ce qu’il qualifie de faillite politique, institutionnelle, sécuritaire, économique et morale. Il accuse le pouvoir en place d’avoir fait de l’échec, des mensonges, du tribalisme et de la corruption son mode de gouvernance.
Toutefois, les accusations formulées par le responsable de l’AFC, notamment celles relatives à un blocus et à un prétendu génocide à Minembwe, restent à établir de manière indépendante.
