Kinshasa, 10 octobre 2026 – Le président de la République, Félix Tshisekedi a appelé le gouvernement à sécuriser les cadres juridique et institutionnel des marchés boursiers en République démocratique du Congo. Cette orientation a été communiquée lors du 100ᵉ Conseil des ministres, selon le compte rendu lu vendredi à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Le chef de l’État entend promouvoir de nouvelles sources de financement de l’économie congolaise, encore largement dépendante des crédits bancaires. L’objectif est notamment de mobiliser davantage l’épargne nationale pour soutenir les investissements productifs et accompagner la transformation économique du pays.
« Le Président de la République ne ménage aucun effort pour impulser le développement et la transformation de notre économie, ce qui commande de diversifier ses sources de financement », a déclaré Patrick Muyaya lors de la lecture du compte rendu.
Dans cette perspective, Félix Tshisekedi a promulgué une loi relative au marché boursier. Ce texte prévoit notamment la création d’une autorité des marchés financiers et encadre le développement d’un marché des valeurs mobilières ainsi que d’une bourse des marchandises.
La mise en place d’un environnement juridique et institutionnel sécurisé constitue une étape importante pour favoriser le fonctionnement de ces mécanismes financiers. Ils pourraient permettre aux entreprises et aux acteurs économiques de diversifier leurs possibilités de financement, tout en offrant de nouvelles perspectives de placement aux épargnants.
À travers cette démarche, le gouvernement est appelé à créer les conditions nécessaires au développement d’un marché financier capable de soutenir les projets économiques et les investissements en RDC.
La sécurisation du cadre réglementaire devra contribuer à renforcer la confiance des investisseurs et à favoriser une meilleure mobilisation des ressources disponibles dans le pays.
L’enjeu est de réduire progressivement la dépendance de l’économie congolaise aux financements bancaires classiques et de faire des marchés financiers un levier supplémentaire de financement du développement.
